Category

Actualité

By Actualité

le texte de Denis Gheerbrant sur la réforme du CNC

Pourquoi le CNC veut-il mettre le feu à la baraque documentaire ?

Le Centre National du Cinéma (et de l’image animée) voudrait mettre le feu à la baraque documentaire qu’il ne s’y prendrait pas autrement : d’une politique de soutien, il passe à une politique de contrôle au nom d’une “transparence” qui ne vise bien entendu d’abord que les plus faibles, les documentaires qui se font avec les chaines locales. Descentes quasi policières dans les maisons de production, menaces d’attaques en pénal alternent avec des propos lénifiants qui voudraient nous faire croire qu’il s’agit de “séparer le bon grain de l’ivraie”. De fait Le CNC décide brutalement de nouvelles pratiques qui mettent à genoux tout un pan de la production documentaire, la plus artisanale, c’est à dire la plus proche de la création à sa source. Au nom de quoi ? De quelle volonté de “restructurer la profession” ? C’est à dire d’en éliminer la dimension artisanale ? D’ores et déjà, de deux cents à trois cents films sont bloqués. Après les chaines locales le CNC s’attaque à la production de films documentaires destinés aux salles, demain viendra la fiction dans sa frange la moins financée, donc commerciale. Fol emballement qui sature et rend absurde le fonctionnement même du CNC, remet en cause ses missions historiques.

Le CNC, qu’est-ce que c’est ? Un organisme de régulation du cinéma et de l’audiovisuel créé en 1946 sous l’impulsion de la profession. Les ressources du CNC sont alimentées par la mutualisation du secteur du cinéma et de l’audiovisuel qui permet une redistribution de taxes prélevées sur le billets de cinéma ou les chiffres d’affaire des chaines de télévision. La politique de soutien du CNC n’est donc pas alimentée par l’argent de l’impôt mais par la profession elle-même. Durant des décennies des chaines, notamment de la TNT, sont venues pomper illégitimement un compte de soutien destiné au documentaire de création. Une récente réforme devrait y mettre un peu d’ordre, mais pour faire bon poids bonne mesure, le CNC se met à exiger des chaines locales, des moyens qu’elles n’ont pas – ce au nom d’une réglementation que le CNC lui-même a préféré ignorer dés l’origine de ce dispositif. Est-ce ainsi que le CNC remplit sa mission de soutien à la diversité ? Pourquoi tergiverse-t-il au lieu de nous écouter quand nous l’interpellons ? Comment le CNC est-il devenu notre problème ? Ce même CNC envié par tous les cinéastes du monde.

“La baraque documentaire”, de quoi s’agit-il ? Il s’agit, en l’occurrence, de tous ces films documentaires qui se bricolent à partir de chaines locales pour arriver à monter un financement qui leur permettra d’échapper aux fourches caudines des programmateurs de télévision, à vivre l’aventure de la rencontre d’un regard et d’un réel. C’est le vivier de la création documentaire, le terrain d’apprentissage pour les uns, la réserve d’indiens pour tous, dans laquelle se réinvente une pratique bien française du documentaire. Bien unique et pourtant universelle si l’on considère qu’elle fait référence pour l’univers entier du documentaire à travers tous les continents.
En clair se joue l’avenir du documentaire, de sa culture et sa diffusion, de 30% à 40% des films montrés en festival, diffusés en salle de cinéma avec souvent un succès critique qui fait pâlir les gros groupes.
En frappant courageusement les plus faibles, c’est bien au delà d’un secteur, de toute la capacité du cinéma à se réinventer au contact du réel, dans ses prises de risque artistiques, qu’il s’agit.
Conséquence immédiate pour nous, le millier d’étudiants en documentaire, les réalisateurs jeunes ou tout simplement hors formatage, les techniciens, les producteurs et tout un réseau de prestataires qui avons développé ainsi une pratique de “survivance des lucioles” : avenir bouché, élan coupé.

Conséquence pour les spectateurs : appauvrissement drastique des festivals et de la programmation des salles de la proposition documentaire. Tout un tissu culturel détricoté.

Les états-majors des chaines de télévision, et des grands groupes audiovisuels et cinéma, imposent par une verticale du pouvoir une vision unique.
Dans sa volonté de structurer sur un modèle industriel un milieu par définition artisanal, c’est la singularité de regards sur le monde qui s’adressent à des sujets doués d’intelligence, des citoyens majeurs et responsables, qui est attaquée à l’arme lourde.

Denis Gheerbrant

à retrouver sur notre page Facebook

Révolutions – sixième programme du Gyptis | Friche la Belle de Mai

By Actualité

SOIREE A RESERVER
Carte blanche à l’AARSE au cinéma Gyptis (13004 Marseille )
REVOLUTIONS
mercredi 13 mai , à partir de 19h30
Projection du film : Tu seras communiste, mon fils de Jean-Christophe Victor,
débat : Quelle place aujourd’hui pour le cinéma indépendant ? avec Jean-Christophe Victor et Emmanuel Vigne

Révolutions – sixième programme du Gyptis | Friche la Belle de Mai

[[{« type »: »media », »view_mode »: »media_large », »fid »: »7612″, »attributes »:{« alt »: »CINÉMA LE GYPTIS – programme 6 – du 29 avril au 2 juin 2015″, »class »: »media-image »}}]] Quand les opprimés se saisissent des caméras pour faire leurs propres images, créer leurs propres représentations d’eux-mêmes et du mon…

à retrouver sur notre page Facebook

Zoom sur l’AARSE – Association des Auteurs et Réalisateurs du Sud-Est | Journal Ventilo

By Actualité

Le 13 mai, c’est bientôt !
Une page dans Ventilo pour parler de l’Aarse

Zoom sur l’AARSE – Association des Auteurs et Réalisateurs du Sud-Est | Journal Ventilo

Oser lutter, oser vaincre Mercredi 13 mai, le Gyptis ouvre, dans le cadre de son cycle Révolutions, son écran à l’Association des Auteurs Réalisateurs du Sud-Est (AARSE) pour une

à retrouver sur notre page Facebook

Eurimages

By Actualité

8 LONGS METRAGES EUROPEENS DE FICTION ET 2 DOCUMENTAIRES AIDES PAR Eurimages
Le Fonds Eurimages du Conseil de l’Europe vient d’accorder un soutien à la coproduction de 20 longs métrages européens pour un montant total de 4,444 millions d’euros. Parmi les films soutenus, 2 sont des productions majoritaires françaises : La Femme de la Plaque Argentique de Kiyoshi Kurosawa (Japon) (France, Belgique), Un Petit Boulot de Pascal Chaumeil (France, Belgique) et le documentaire Vienne avant la Nuit de Robert Bober (France, Allemagne, Autriche). 6 autres ont des participations françaises minoritaires : Caini (Dogs) de Bogdan Florian Mirica (Roumanie, France, Bulgarie), Chronia Polla (Happy Birthday) de Christos Georgiou (Allemagne, Grèce, France, Chypre), le documentaire El Dorado de Salomé Lamas (Portugal, France), O gios tis Sofias (Son of Sofia) de Elina Psykou (Grèce, France, Bulgarie), Tereddut (Clair-Obscur) de Yesim Ustaoglu (Turquie, Allemagne, France) et Walking to Paris de Peter Greenaway (Pays-Bas, Suisse, Roumanie, France).
La prochaine date limite de dépôt pour le soutien Eurimages à la coproduction est fixée au 21 avril 2015.

https://www.facebook.com/pages/Eurimages/178012212215218?fref=photo

Eurimages

Eurimages is the Council of Europe fund for the co-production, distribution and exhibition of European cinematographic works.

à retrouver sur notre page Facebook